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22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 19:41

127 heures, réalisé par Danny Boyle

http://globecine.net/wp-content/127-Heures2.jpgDanny Boyle a souvent eu le syndrome de la coquille vide. Grand enfant de la génération télévision, le réalisateur britannique a toujours été proche du grand film clipesque, au fond la plupart du temps inintéressant, quand il n'est pas absent. Mais son énergie sur-vitaminée derrière la caméra connait toutefois une belle adéquation quant il s'agit d'un sujet un tant soit peu subversif (Trainspotting) ou d'une vraie expérience de cinéma - privilégiant l'exercice de style au scénario. C'est le cas de 127 heures. 
Au départ c'est une histoire incroyable. Aron Ralston, un alpiniste américain se retrouve coincé dans une crevasse pendant six jours et cinq nuits, avant de réussir à survivre en s'amputant le bras droit. Mais avant d'être incroyable, il s'agit d'une histoire vraie. 127 heures joue sur l'anti-tragédie, où le spectateur connait le sort (heureux donc) du personnage. Boyle ne tombe donc pas dans le piège du film à suspense, et lui préfère la quête spirituelle. On retrouve donc un des thèmes chers au cinéaste, celui de l'être humain banal devenant un héros (28 jours plus tard, Slumdog Millionaire). 
On flaire rapidement ce qui pourrait être une fausse bonne idée. Surtout pour le cinéma. 127 heures est en effet une sorte de huis clos comprenant un seul personnage, face à ses anges et ses démons. Et heureusement que Danny Boyle est un réalisateur d'une grande intelligence, nous montrant ici une palette de sa superbe mise en scène. Split-screen, montage nerveux, invention visuelle constante, recherche plastique, on est dans le film subjectif, qui privilégie l'expérience brutale. 
127 heures est une sorte d'énorme palette d'idées, un sujet en or pour un réalisateur comme Dany Boyle - l'alpiniste des images.

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Published by clement58
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